Migration

Par opposition au trafic, la traite peut donc être dite interne ou externe, soit respectivement à l’intérieur ou à l’extérieur d’un pays, et implique que l’exploitation demeure après la mobilisation. Le flux migratoire s’effectue ainsi entre des pays d’origine (source), de transit (itinéraire) et de destination (lieu d’exploitation)[1]. En plus des mesures de maintien des victimes dans le milieu une fois arrivées dans le pays de destination, le transport entraîne pour les victimes un manque de ressources et de repères, une méconnaissance de la langue du pays, une absence d’assurance maladie ou de recours à l’assistance sociale et autres situations susceptibles de restreindre la fuite des victimes.

[1] International Labour Organisation, UNICEF et UN.GIFT. 2009. Training manual to fight trafficking in childen for labour, sexual and other forms of exploitation. Geneva : ILO 2009, v. 4, 56 p.
 

Rédigé par Kim Brière-Charest, Sexologue B.A., Sexologue et adjointe au président à l’Institut Québécois de Sexologie Clinique. Tiré et adapté de : Brière-Charest, Kim. 2010. « L’Industrie du sexe à l’échelle internationale ». Sexologie Actuelle : Sexologues Sans Frontières, vol. XIX, no 1, (automne-hiver), p. 7-9.