Victimes

Un ensemble de circonstances et de facteurs renforcent les risques et la vulnérabilité des victimes potentielles d’exploitation sexuelle :

­- Personnels : Ignorance, cupidité ou pression de consommation, perte d’un proche, historique d’abus ou de violence, invalidité, implication dans des activités criminelles, dépendance à la drogue;
­- Familiaux : Conflits intrafamiliaux, difficultés financières ou à subvenir aux besoins des membres de la famille, absence de soutien parental (ou d’un adulte), désintégration de la famille ou séparation des membres, violence domestique;
­- Sociaux : Pratiques et mentalités traditionnelles (discriminations sexistes, ethniques et autres), migration et urbanisation, occupation militaire prolongée, désastres naturels, conflits sociaux ou situations de violences, développement touristique;
­- Institutionnels : disparités dans l’accès à l’éducation, lacunes dans les systèmes ou processus légaux tels la déclaration de naissance ou les douanes frontalières, mécanismes d’abus d’autorité ou de corruption, absence d’inspection et modalités de contrôle en milieu de travail.[1][2]

Ces facteurs de risques incitent certaines personnes à fuir leur vie quotidienne ou à situer l’espoir à l’extérieur de leur réalité. En ce sens, les situations de survie et de pauvreté laissent donc transparaître une précarité dans la satisfaction les besoins primaires, ce qui a donc pour effet de renforcer la volonté qu’éprouvent ces individus à combler leurs manques. Peu importe l’âge de la personne en situation d’exploitation sexuelle, la victime devient dépourvue d’autonomie ou, de façon plus exhaustive, est dans l’incapacité de se vivre librement, sans contrainte et en absence de toute dépendance financière, morale, intellectuelle, affective ou autres.

[1] ECPAT International. S.d. « Exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales : causes et facteurs parmi d’autres ». En ligne. 4 p. http://csecworldcongress.org/PDF/fr/Yokohama/Background_reading/Briefing_notes/causesandcontributingfactors_fr.pdf. Consulté le 27 mai 2010.
[2] International Labour Organisation, UNICEF et UN.GIFT. 2009. Training manual to fight trafficking in childen for labour, sexual and other forms of exploitation. Geneva : ILO 2009, v. 4, 56 p.
 

Rédigé par Kim Brière-Charest, Sexologue B.A., Sexologue et adjointe au président à l’Institut Québécois de Sexologie Clinique. Tiré et adapté de : Brière-Charest, Kim. 2010. « L’Industrie du sexe à l’échelle internationale ». Sexologie Actuelle : Sexologues Sans Frontières, vol. XIX, no 1, (automne-hiver), p. 7-9.