Traite et trafic sexuels

Ces notions renvoient à deux phénomènes distincts dans leur forme, bien qu’ils aient en commun des éléments de mobilité et d’exploitation sexuelle. Les différences se situent principalement dans le consentement, l’exploitation et la nature transnationale de la migration.[1] Le trafic, ou l’immigration illégale, renvoie au fait d’assurer l’entrée clandestine à travers les frontières d’un État d’un ou de plusieurs migrants ayant consenti au transport et aux conditions de travail subséquentes, à des fins de profits. La traite, quant à elle, « désigne le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes, par la menace de recours ou le recours à la force ou à d’autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation »[2]. Par opposition au trafic, la traite peut donc être dite interne ou externe, soit respectivement à l’intérieur ou à l’extérieur d’un pays, et implique que l’exploitation demeure après la mobilisation.
 

[1] Nations Unies. 2007. « Traite des personnes ». En ligne. 6 p. <http://www.unodc.org/documents/human-trafficking/HT_GPATleaflet07_fr.pdf>. Consulté le 27 mai 2010.
[2] Ibid.
[3] International Labour Organisation, UNICEF et UN.GIFT. 2009. Training manual to fight trafficking in childen for labour, sexual and other forms of exploitation. Geneva : ILO 2009, v. 4, 56 p.
 

Rédigé par Kim Brière-Charest, Sexologue B.A., Sexologue et adjointe au président à l’Institut Québécois de Sexologie Clinique. Tiré et adapté de : Brière-Charest, Kim. 2010. « L’Industrie du sexe à l’échelle internationale ». Sexologie Actuelle : Sexologues Sans Frontières, vol. XIX, no 1, (automne-hiver), p. 7-9.